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Présentation


Pélénop est un blog féministe ; un féminisme doté d'un regard matérialiste.
L'objectif de Pélénop est l'amélioration des conditions de vie et la conquête de l'autonomie des femmes par les femmes.
Devenir femme en prenant conscience chacune, ensemble, de notre condition.
Etre femme, se battre au quotidien pour s'émanciper du patriarcat et du sexisme !




Samedi 28 mars 2009 6 28 /03 /Mars /2009 11:14

Chanson nouvelle en patois de Lille chantée par la société DES SANS-CHAGRIN, réunie à l'estaminet du CHANSONNIER MOULINOIS, place Déliot, 8, à Moulins-Lille.

Air de Mimi l'Amour, Desrousseaux




La révolution des femmes La révolution des femmes
1er Couplet 1er Couplet
"D'puis si longtemps qu'on cante d'sus les femmes Depuis si longtemps qu'on chante sur les femmes
Préparez-vous brav's hommes ch'st à vous tour Préparez-vous braves hommes c'est à votre tour
Sûr et certain qu'cha n'sra point toudis l'même, Sûr et certains que ce ne sera pas toujours pareil,
Ch'ull' vie d'martyre dot s'abolir un jour, cette vie de martyr doit finir un jour,
On a eu bien trop d'patience, On a eu bien trop de patience,
Cha n'devot point êt'si long, Ca ne devait pas être si long,
Y a gramint trop d'différince Il y a bien trop de différence,
Vous verrez l'preuve dins l'canchon Vous verrez la preuve dans la chanson.


REFRAIN REFRAIN
Pauveur's femmes que nous sommes Pauvres femmes que nous sommes
Cangeons d'situation Changeons de situation
Et mettons tous les hommes Et mettons tous les hommes
In révolution En révolution


2ème couplet 2ème couplet
Sitôt marié l'femme n'est qu'enn'malheureuse, Sitôt mariée la femme n'est qu'une malheureuse,
Elle va ouvrer tant qu'elle euch tros infants Elle va travailler tant qu'elle a trois enfants,
Tous les matins faut qu'elle court à l'soigneuse, Tous les matins il faut qu'elle courre chez la nourrice( ?)
Porter ses p'tits qui s'tortill'nt in braiant, Porter ses petits qui se tortillent en braillant,
Tandis qu'lhomme l'joyeux type, Tandis que l'homme, joyeux type,
Va à s'boutique in chifflant Va à son travail en sifflant,
Ou in feumant gaiemint s'pipe, ou en fumant gaiement sa pipe
et n'pinse jamais pus avant. et ne pense jamais plus avant.


3ème couplet 3ème couplet
L'journée finie ch'est incore toudis elle, La journée finie c'est enore elle
qu'elle s'in va r'querre sin ou ses deux moutards, qui s'en va chercher son ou ses deux moutards
Le v'la rintré elle eur'lave l'vaiselle, La voilà rentrée, elle fait la vaisselle,
Pis elle apprête à soupé pou l'gaillard, puis prépare à souper pour le gaillard,
Qui rintr' avec l'air aimable, qui rentre avec l'air aimable,
In j'tant les yeux tout partout, en jetant ses yeux partout,
Si l'souper n'est point sus l'table, Si le souper n'est pas sur la table,
cha n'finit point dins l'bon goût. ça ne finit pas dans le bon goût


4ème couplet 4ème couplet
Pour sin dimanche les deux bras d'ins l'cuvielle, Pour son dimanche les bras dans la bassine,
Elle fait l'lessive au moins jusqu'à midi, Elle fait la lessive au moins jusqu'à midi,
Soigné l's infants coud et pis rafouftielle Soigner les enfants,, coudre et repriser,
D'manière que tout sot bien propre l'lundi de manière à ce que tout soit propre le lundi,
L'aute pindant ch'temps la s'continte L'autre pendant ce temps-là se contente
d'sin aller au cabaret, de s'en aller au cabaret,
Pour y boire tranquill'mint s'pinte, Pour y boire tranquillement sa pinte,
et faire enn'partie d'piquet. et faire une partie de piquet.


5ème couplet 5ème couplet
Si un ami meurt, tout d'suite on l'invite Si un ami meurt on l'invite
Et si ch'convoie tombe un dimanche matin, Et si le convoi tombe un dimanche matin,
Sur et certain qui'r'viendra point sans s'cuite, Sur et certain qu'il ne reviendra pas sans sa cuite,
Qui n'rintrat point sans faire un bon potin. qu'il ne rentrera pas sans faire de potin.
Et si s'femme ch'pauvr' esclave, Et si sa femme cette pauvre esclave,
Veut l'eurmett' à i bonn'raison, veut le ramener à la raison,
I veut li flanquer de l'bave, Il veut lui flanquer des baffes
In l'injuriant d'tous les noms. En l'injuriant de tous les noms.


6ème couplet 6ème couplet
Vous veyez bien qu'cheull'vie n'est point durable, Vous voyez bien que cette vie n'est pas durable,
Et pou l'canger vla eun belle occasion, et pour la changer voilà une belle occasion,
Comme eux tertous mettons nous à l'même table, Comme eux tous mettons nous à la même table,
Nous formerons un association, Nous formerons une association,
Ch'est un moyin favorable, C'est un moyen favorable,
Et un bielle proposition, Et une belle proposition,
Car vous allez vir vou diable, Car vous allez voir votre diable,
V'nir aussi douch'qu'un mouton. Devenir aussi doux qu'un mouton.


7ème couplet 7ème couplet
Quand vous intindez quelque part eun'dispute, Quand vous entendez quelque part une dispute
Rassemblez-vous, armez-vous d'un bâton, Rassemblez-vous armez-vous d'un bâton,
et à chinq six faites faire eun biell' culbute, et à cinq-six faites faire une belle culbute,
Et tapez ch'thomme tant qui vous demande pardon. et tapez cet homme jusqu'à ce qu'il vous demande pardon.
Faites li soigner ses mioches, Faites-lui soigner ses mioches,
Il f'ra sans opposition, Il le fera sans opposition,
La insonne nous f'rons bomboche, Là ensemble nous ferons la fête,
Qu'l cang'mint d'situation. Quel changement de situation."

HENRI TANCHE mardi gras 1890

Par pelenop - Publié dans : Culture
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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 19:48
Magdalena Carmen Frida Kahlo Calderon est  née à Coyocan  (Mexique) le 6 juillet 1907 et décédée à Coyocan le 13 juillet 1954.













Mathilde Calderon y Gonzalez (d'origine indienne), sa mère était peintre du mouvement surréaliste mexicain. Elle était profondément catholique, possédait une vision conservatrice de la place de la femme dans le monde.
Son père, Carl Wilhem Kahlo, d'origine allemande arrive au Mexique à l'âge de 19 ans. Il change son prénom en Guillermo était photographe, l'encourageait à penser par elle même.

Frida Kahlo était la 3ème d'une fratrie de 4 soeurs.



La famille Kahlo habitait dans la "casa azul" (la maison bleue) dans un quartier populaire de Coyocan, au sud de Mexico.
A l'âge de 6 ans, Frida est atteinte d'une poliomyélite qui atrophie sa jambe droite et empêche son pied droit de se développer normalement. Elle fut vite surnommée "Frida la boiteuse" par ses camarades de classe.

En 1922, la jeune fille fut inscrite par son père à la "Escuela Nacional Prepatoria" de San Ildefonso. Elle s'entoura de nombreux garçons. Elle se sentait proche des intellectuels Cachuchas à la tête duquel se trouvait Alejandro Gomez Arias, son âme soeur.
En 1923, ils étaient amants et de leurs discussions et de ses propres lectures, elle développa progressivement de profondes affinités pour le socialisme et l'édification des masses. Elle demeure toute sa vie une communiste engagée qui n'hésitait pas à s'exprimer. Elle remplaça même son année de naissance par 1910, date du début de la Révolution méxicaine, en gage d'affirmation de son engagement envers les idéaux révolutionnaires. (source: Frida Kahlo, editions Sirocco)

Le 17 septembre 1925, Frida Kahlo prend le bus pour rejoindre son domicile après ses cours. Le véhicule sort de la route et percute un tramway. Il y eut plusieurs morts lors de cet accident. La jeune femme porte alors son échappatoire de la mort par un corps meurtri :
" L'accident  a causé des fractures des troisième et quatrième vertèbres lombaires, trois fractures du pelvis, onze fractures du pied droit, la dislocation du coude gauche, une profonde blessure abdominale, causée par une rambarde d'acier, entrée par la hanche gauche, sortie par le vagin, déchirant la lèvre gauche [...] Fracture de la colonne vertébrale ignorée par les médecins jusqu'à ce que le docteur Tirado ordonne une immobilisation au moyen de corsets de plâtre pour une durée de neuf mois....à partir de ce moment, a éprouvé une sensation de fatigue constante et parfois des douleurs dans la région lombaire et dans la jambe droite, qui ne la quittent plus désormais."
Henriette Begun, médecin allemand, note du 17 septembre 1925.


Cet événement la pousse à peindre. Allitée dans un lit à baldaquin, elle demande à son père de lui installer un miroir comme ciel de lit. Cet outil lui permettra de réaliser de nombreux autoportraits.
En 1928, elle s'inscrit au parti communiste mexicain, son implication sera surtout à l'émancipation de la femme dans la société mexicaine.












En 1928, elle rencontre dans son école, Diego Riviera, de 21 ans son aîné, employé pour faire une fresque murale.
Elle se paye le culot de lui demander son avis sur ses tableaux.
Le 21 août 1929, l'union est célébrée.
En 1930, le couple s'installe à San Francisco pour les fresques murales que Diego devait rélaiser.
En Amérique, Frida subit deux fausses couches ( 1930, 1932) , elle exulte encore une fois ce malheur par la peinture.




















Frida Kahlo ne se plaît pas du tout aux Etats Unis. Diego ne l'entend pas ainsi et refuse de regagner le Mexique.
Une fois de plus, elle se réfugie dans la peinture.



















En 1933, elle réussit à convaincre Diego de revenir dans son pays natal.
Dès leur retour, elle s'aperçoit de la liaison de son mari et de sa soeur Cristina. Elle quitte alors le foyer conjugal pour habiter un appartement au centre de Mexico. Durant cette époque, Frida a de nombreuses liaisons bisexuelles.

Deux ans plus tard, elle part à New York avec deux amies pour une durée de 1 an.

Dès son retour à Coyocan, le couple Rivera accueille Trotsky et son épouse. Frida aura une liaison avec Léon durant leur séjour.













La même année, Frida se rend à Paris pour la grande exposition sur le Mexique. Elle loge alors chez André Breton et fréquente de nombreux artistes tels que Picasso, Yves Tanguy et Kandinsky.

En 1938, André Breton et son épouse se rendent au Mexique et sont hébergés par le couple Riviera. Frida et Jacqueline se lient d'une grande amitié.

« Le bateau et le quai et le départ qui peu à peu te rendaient minuscule à mes yeux, prisonniers de ce hublot rond, que tu regardais pour me garder dans ton cœur. Tout cela est intact. Après, sont venus les jours vierges de toi. Aujourd'hui, j'aimerais que mon soleil te touche. Je te dis que ta petite fille est ma petite fille, les personnages marionnettes rangés dans leur grande chambre vitrée sont à nous deux... »
    — lettre à Jacqueline Lamba, 1939.

En 1938, Frida a une relation amoureuse avec Nickolas Murray. Ce dernier fait de multiples clichés d'elle dont:
Au mois de décembre 1938, le couple Rivera/Kahlo divorce.
Frida part pour se faire une nouvelle fois soigner, à San Franscico, par le docteur Eloesser dont elle réalisera un portrait.

Le 8 décembre 1940, Frida se remarie avec Diego.

En août 1953, on doit amputer de la jambe droite jusqu'au genou, ce qui plongera Frida dans une profonde dépression.

Une pneumonie l'emporte.






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Dimanche 15 mars 2009 7 15 /03 /Mars /2009 14:08


Les femmes sont animées du besoin d'être rassurées par la vision de l'autre sur son propre corps; besoin de se sentir belle dans les yeux de l'autre. La beauté utilisée comme un moyen d'épanouissement mène les femmes à une perte dans l'esthétique commercial véhiculé par une presse se disant féminine.
Les femmes s'y perdent, y perdent leur personnalité. Les femmes en deviennent des clones conformes au désir d'une société machiste.
Cela ne va pas à l'encontre d'une recherche de coquetterie afin de se trouver belle à ses propres yeux, se sentir bien en soi, en adéquation avec sa personnalité.











" Rester présentable-désirable dans toutes les situations demande du temps et de l'organisation.
Les régimes ammaigrissent l'esprit critique.
Lisons, analysons, discutons. Lisons, analysons, discutons."









  site:Têtes hautes et regards droits
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Lundi 9 mars 2009 1 09 /03 /Mars /2009 20:03

Qiu Jin est née en 1875 dans la province de Zhejiang. Cette fille unique est issue de la Dynastie des Qing  (1644- 1911) par son père et son grand père. Les Qing était la dernière dynastie après les Ming. Sa provenance était la Mandchourie. Ils se sont emparés de Pékin en 1644.
Elle est considérait en Chine comme une héroïne nationale, ouvrant la voie aux femmes chinoises.

En 1894, Qiu est mariée de force avec un dandy de la famille qui l'emmène à Beijing pour le travail qu'il occupe dans le milieu officiel.
Là-bas, elle y fréquente des femmes progressistes.
Ces rencontres l'encouragent à briser ses chaînes et à rejoindre,seule, le Japon.
Elle se rapproche alors des étudiants chinois pour mener une lutte révolutionnaire contre la Dynastie des Qing. Elle rejoint alors l'Association de libération anti Qing dirigée par Sun Ya Tsen.
Qiu est nommée alors responsable de la province de Zhejiang.
Elle introduit dans son combat la cause féministe;
" Nous, les 200 millions de femmes de Chine, nous sommes les objets les moins bien traités de la Terre." (Essai 1904).
Elle se plaind aussi de la tradition des pieds bandés pour les jeunes filles.

En 1906, elle rejoint la Chine, à Shaoxing pour créer la base d'appui de l'Association et y lève une force armée avec Xu Xi Lin. Elle prépare l'insurrection armée anti Qing.
En Juillet 1907, l'insurrection à Zhejiang fut un  fiasco. Sa volonté était de mener un combat décisif pour éveiller les masses.
Qiu Jin fut faîte prisonnière et décapitée par le pouvoir impérial à 32 ans.
 
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Samedi 7 mars 2009 6 07 /03 /Mars /2009 13:50
Réveillons nous et sortons de ce discours devenu d'arrière garde!
Rappelons nous le combat de nos aînées et reprenons le flambeau!




Historique:

La journée de la femme prend naissance dans les luttes féminines prolétariennes du début du XXème siècle, dans une perspective révolutionnaire.
On doit à Clara Zetkin la création de la journée internationale de la femme , lors de la IIème conférence internationale des femmes socialistes, en 1910,à Copenhague.


Lire la suite.....
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Jeudi 5 mars 2009 4 05 /03 /Mars /2009 14:57
Une fois n'est pas coutume, je fais,ici, le portrait d'une femme que je considère comme anti féministe. Le choix de ce portrait s'opère avec l'article sur la clitoridectomie. J'étais soucieuse de trouver un portrait de femme ayant eu recours à cet acte et qui plus est le défend!


(2 juillet 1882 à Saint-Cloud - 21 septembre 1962 à Saint Tropez).

Descendante du frère de l’empereur Napoléon, princesse de Grèce et du Danemark,
 elle est l'une des premières psychanalystes françaises.
Marie Bonaparte ne cessera jamais de défendre l’œuvre de son cher maître : elle considérait Freud comme le seul psychanalyste valable et c’est d’ailleurs à lui qu’elle s’est confiée pendant des années, sur un divan….
La princesse Marie souffrant de frigidité vaginale, réussissait à se donner du plaisir par la masturbation.
Or selon Freud, une femme qui se masturbe à l’âge adulte n’est pas une vraie femme. Pour les victimes de Freud, être clitoridienne, c'est être frigide.
Marie élabora une thèse par la mesure de la distance du clitoris et du méat urétral sur une population de 200 femmes choisies au hasard. Obsédée par son "accomplissement orgasmique", même après son analyse avec Freud, elle ne renonça pas à ses convictions.  Elle est une des premières femmes au monde à subir des opérations de chirurgie plastique génitale.

 A trois reprises, entre 1927 et 1931, la malheureuse se fait mutiler, charcuter, par des chirurgiens qui n’en sont qu’aux balbutiements du scalpel. Freud voulait qu’elle «guérisse» uniquement par la psychanalyse. Mais, rien —ni les bistouris, ni les divans— ne permettent à Marie Bonaparte de «devenir une vraie femme». Parallélement, elle fréquente les hôpitaux, écrit sous le peudonyme de A E  Narjani un article intitulé: Considérations sur les causes anatomiques de la frigidité chez la femme dans lequel elle explique la frigidité féminine par une fixation clitoridienne induite par une distance trop grande entre le clitoris et le vagin. La princesse va même rencontrer d’autres «malades» qui, comme elles, ne parviennent à jouir que par le clitoris. En 1929, à Berlin, elle raconte dans un texte intitulé Notes sur l’excision qu’elle a rencontré une jeune Allemande «souffrant de masturbation compulsionnelle, et ayant subi de multiples mutilations chirurgicales sans succès»: la patiente s’est fait trancher le gland clitoridien… Sans résultat bien sûr. Pour jouir, elle continue à caresser cette zone, frottant la cicatrice avec désespoir…


A propos du clitoris elle écrit:
"Les hommes se sentent menacés par ce qui avait une apparence phallique chez la femme, c'est pourquoi ils insistent pour que le clitoris soit enlevé." Notes sur l'excision, revue française de psychanalyse, XII, 1946



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Jeudi 5 mars 2009 4 05 /03 /Mars /2009 11:25
 Émilienne Mopty. Femme de mineur, durant la grève, elle prend la tête des manifestations de femmes, à Hénin-Liétard le 29 mai et Billy-Montigny le 4 juin.

Le mouvement s'étend rapidement. Un peu partout, les femmes forment des rassemblements, barrent l'entrée des fosses et exhortent les mineurs à la grève. Elles manifestent devant les bureaux des compagnies, à Liévin, à Hénin-Liétard (Hénin-Beaumont), à Billy-Montigny... Pour les disperser, les Allemands n'hésitent pas à faire usage de leurs armes.


La grève se poursuit. Les troupes allemandes occupent les puits, tandis que les lieux publics, cafés, cinémas... sont fermés et les rassemblements de personnes interdits. Le paiement des salaires est suspendu, les cartes de ravitaillement ne sont plus distribuées.


Les arrestations se multiplient. Hommes et femmes sont emmenés dans les prisons de Loos, Béthune, Douai et Arras. Deus casernes sont transformées en camp d'internement : la caserne Kléber à Lille et la caserne Vincent à Valenciennes.

Le bilan est lourd :

    * Plusieurs centaines de personnes sont arrêtées ;
    * 270 mineurs sont déportés en Allemagne, en juillet 1941 ; 130 y laisseront la vie ;
    * D'autres sont fusillés comme otages au cours de l'année 1941.
    * Ceux qui peuvent échapper à l'arrestation passent dans la clandestinité.

      Le climat de terreur et la faim entament la résolution des grévistes et les mineurs reprennent le travail le 10 juin 1941.


Entrée dans la clandestinité au sein du groupe Charles Debarge, Emilienne Mopty est arrêtée au cours d'une mission par la Gestapo et décapitée à Cologne le 18 janvier 1943.
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Jeudi 5 mars 2009 4 05 /03 /Mars /2009 11:21
(1803-1844)

 " Que les ouvriers et ouvrières se constituent en force de pression autonome représentative, qui ferait céder le pouvoir sur les questions en suspens: le droit au travail, le droit à l'instruction, le droit à un minimum de couverture sociale. L'honneur des prolétaires serait de promouvoir l'égalité de droits entre les hommes et les femmes, de mettre un terme à une exploitation qui faisait de la femme "le prolétaire du prolétaire"."
Union Ouvrière, mai 1843


Flora Tristan est issue d'une famille franco-péruvienne. En raison de problèmes financiers après la mort de son père, elle fut mariée à un graveur lithographe, Chazal.
Ce dernier n'acceptant pas que sa femme se libère dans les lectures devint violent envers elle. Ne supportant ni sa condition d'épouse ni cette violence, elle quitta le domicile conjugal. Chazal ne l'entendit pas et lui perfora le poumon gauche d'un coup de pistolet.
Ce fut la première femme française a obtenir la séparation de biens mais pas le divorce par "manque de faits probants".
Cet événement la conforta dans sa décision et se fit embaucher comme ouvrière dans des filatures puis des imprimeries.
Elle s'investit de la défense des conditions de travail des ouvrier-e-s et de la condition féminine.
Elle écrivit plusieurs ouvrages sur ces deux thèmes.
L'union ouvrière, fut imprimée en petit format (afin d'être facilement dissumulé dans les casquettes des ouvrier-e-s).
Flora Tristan partit faire le tour de France des Compagnons de France afin de distribuer son ouvrage aux travailleur-se-s.
Elle mourut sur le chemin de la fièvre typhoïde à Bordeaux, à 41 ans.
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Jeudi 5 mars 2009 4 05 /03 /Mars /2009 11:13
Marie Gouze dit "Olympe de Gouges" est née à Montauban en 1748 et guillotinée à Paris en 1793

Sa mère est servante et son père boucher.
Elle se marie à 17 ans à un officier de bouche. Deux ans plus tard, elle devient mère d'un petit garçon.
Son mari meurt peu de temps après. Elle refuse son statut de veuve et en profite pour rejoindre Paris en 1768.

A paris, elle se crée son nom "Olympe de Gouges".
Elle rejoint de nombreux hommes de lettres. Cette femme devient dramarturge et actrice. Ses pièces ont pour sujet la condition des hommes noirs.
Elle écrit et mont en :
- 1792, "L'esclavage des noirs", connue à la Comédie Française sous le nom de Zamore et Mirza, ou l'heureux naufrage.
- 1790, "Réflexion sur les Hommes nègres"

Ses pièces lui ouvrent la porte à la société des amis des Noirs.
Cette femme de caractère, ose même défier un duel un journaliste qui ne parle pas de ses ouvrages.

En même temps, elle propose un texte à l'Asemblée constituante:" Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne" en 1791.

Ses revendications sont multiples:
- droit au divorce
- suppression du mariage religieux remplacé par un pacte civil.
" Le mariage religieux est le tombeau de la confiance et de l'amour"
- libre recherche de la paternité des enfants nés hors mariage
- création de maternité
- création d'ateliers nationaux pour chômeurs et foyer pour mendiants

Dans le contexte historique et politique, elle est solidaire des Girondins après les journées de mai-juin 1793.
Elle crie et écrit sa colère contre Marat et Robespierre. Elle dénonce la dictature montagnarde.
Olympe de Gouges est l'auteur d'une affiche girondine dénoncant le principe républicain:
" Les trois urnes ou le salut de la patrie pour un voyageur aérien".

Elle est dénoncée et arrêtée le 20 juillet 1793. Elle est condamnée à mort et guillotinée le 3 novembre 1793.
Dans sa prison, elle parvient à faire passer un livre "Patriote persécutée".

Olympe de Gouges est une des grandes figures de l'histoire du féminisme, la première a avoir élevé la voix  sufisamment haut et fort  pour  qu'une lutte féministe commence.

" Pensez à moi et souvenez vous de l'action que j'ai menée en faveur des femmes !
Je suis certaine que nous triompherons un jour !"
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Jeudi 5 mars 2009 4 05 /03 /Mars /2009 11:02
Sara Berenguer née en 1919 à Barcelone dans une famille ouvrière.

Son père est militant de la CNT. Le 19 juillet 1936, la révolution éclate à Barcelone.
Sara a 17 ans. Spontanément, elle s'engage aux côtés des libertaires. Sa première action est de suivre son père sur le front. "Tu es trop jeune " Elle se jette alors, avec enthousiasme et courage, dans la lutte. Son amour instinctif pour la liberté s'ancre chaque jour davantage dans l'idéal anarchiste auquel elle reste toujours fidèle aujourd'hui, soixante ans après.
Elle occupe divers postes : secrétaire du comité révolutionnaire (CNT-FAI), du Comité régional de l'industrie de construction. En même temps qu'elle s'instruit, elle enseigne la nuit à l'Athénée culturel, les journées n'ayant pas assez d'heures pour tout ce qu'elle veut entreprendre.
Elle collabore ensuite à Solidarité Internationale Antifasciste, aux Jeunesses libertaires.
Elle est enfin secrétaire à la propagande du Comité régional de Mujeres Libres.
Avec Mujeres Libres, son action militante s'oriente résolument vers l'émancipation des femmes.
L'arrivée des troupes fascistes dans Barcelone l'arrachera à ses activités révolutionnaires.
L'exode, la route aveugle sur laquelle elle a le sentiment "d'abandonner l'espoir d'un futur plein de promesses", ne l'anéantit pas ; en France elle continue de lutter pour promouvoir ce monde plein d'amour qu'elle porte dans son cœur.
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Jeudi 5 mars 2009 4 05 /03 /Mars /2009 10:54
Née le 8 juin 1874 à Paris
décédée le 24 septembre 1920 du choléra dans le Caucase.

Inès était fille d'un chanteur d'opéra et d'une comédienne français.
Sa famille part pour la Russie quand Inès était encore enfant. Elle devint rapidement polyglotte.
Elle épousa en 1893 Alexandre Armand, fils d'un riche fabricant de textile russe.
Elle adhère au Marxism par les écrits de Lénine.
Inès fut emprisonnée à plusieurs reprises. Après sa deuxième évasion, elle se dirige vers l'Europe de l'Ouest.
En 1910, elle était considérée comme la plus proche collaboratrice de Lénine.
Aux conférences de Zimmerwald, ainsi qu'à la conférence internationale des femmes de Berne en 1915, elle fut une active participante.
En avril 1917, elle rejoint la Russie avec Lénine.
Après la révolution, elle s'engage pour la cause des femmes comme membre du commité éxécutif et de la section féminines du comité central dont elle prend la présidence de 1919 à sa mort.
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Jeudi 5 mars 2009 4 05 /03 /Mars /2009 10:47
Née en 1877 à Lapalisse dans l'Allier, assassinée à Odessa en 1919.

Fille d'ouvriers agricoles.
A 19 ans, elle travaillait comme repasseuse dans l'Allier, jusqu'à ce qu'elle réponde à une annonce demandant une jeune fille pour enseigner le français à des jeunes filles polonaises. Elle y partit en 1896 près de la frontière allemande.
Jeanne devint institutrice en Pologne, alors territoire russe.
Rapidement, elle passa le courrier révolutionnaire à la frontière.
Elle devient amie proche de Lénine dès 1905 et se lance dans le mouvement libérateur POSDR.
Elle fut une fervente militante lors de la révolution d'octobre 1917.

Le 31 août 1918, elle fonde le « groupe communiste français de Moscou » aidée par Mme Barberet dès 1917 elle obtint la fraternisation,avec la révolution, des membres des missions militaires françaises envoyés en Russie.

Les soldats français ont débarqués à Odessa. Elle ne supportait pas que « les fils des communards de 1871, les descendants des révolutionnaires de 93 viennent étouffer la grande révolution russe ». Elle obtint du comité central du parti d'être envoyée à Odessa. Elle y arrive en traversant le front.
Sa mission était de circonvenir les soldats français de la mission Lavergne et elle y réussit en grande partie. Elle remaniait aussi les tracts qui n'étaient pas , selon elle, suffisamment parlants au coeur des soldats.
Elle fut arrêtée avec 10 camarades, exécutée le 2 mars 1919 par la police française et les russes blancs.
L'indignation fur si grande que la ligue des droits de l'homme a demandé des précisions sur sa mort. La réponse fut publiée dans l'Avenir International de février 1920.

«  Monsieur le Président,
M. le Ministre des Affaires étrangères a transmis à M. le Président du Conseil votre lettre, en date du 15 octobre, par laquelle vous demandez à être renseigné sur les circonstances qui ont accompagné la mort de Mme Jeanne Labourbe, qui eut lieu à Odessa, lors du débarquement de nos troupes dans cette ville. Du rapport qui a été dressé sur cette affaire, il ressort ce qui suit :
« En février 1919, une délégation bolchévik fut envoyée à Odessa par le gouvernement des Soviets, dans le but de provoquer des mutineries parmi les troupes françaises et les amener à la révolte et à la défection. La police russe, qui opérait alors à Odessa, était spécialement aux ordres du général russe, gouverneur de la ville ; elle fit arrêter, au cœur même d’une réunion, les membres de ce comité ; certains d’entre eux tirèrent sur les agents et le groupe fut passé, séance tenante, par les armes. Ce n’est que plus tard que le commandement français apprit qu’au nombre des victimes se trouvait une Française, vraisemblablement Mme Labourbe. »
Tels sont les faits. Ils sont d’ailleurs antérieurs au 13 mars 1919, date à laquelle l’état de siège fut proclamé et où la police russe passa sous les ordres de l’autorité militaire française. »

Un musée éponyme lui rend hommage à Odessa.
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Jeudi 5 mars 2009 4 05 /03 /Mars /2009 10:35
Elle est née en 1872 et morte le 9 mars 1952.

Fille d'un général de l'armée russe , elle est issue de l'aristocratie russe. Son éducation est très traditionnelle.
Alexandra est polyglotte notamment en langues finnoises.
Elle est brièvement mariée à un officier dont elle gardera le nom.
En 1893, Alexandra se rapproche du mouvement ouvrier russe.
Elle part ensuite étudier à l'école politique de l'université de Zurich en 1896 année durant laquelle elle devient marxiste.

En 1903, après la scission de la sociale démocrate russe, elle adhère pour un temps au courant mencheviks.

Pour ses pensées internationalistes, Alexandra se trouve plus proche des bolcheviks et ainsi rejoint le parti en 1915.
En 1917, elle apporte un soutien inconditionnel à Lénine.

« Maintenant camarades ouvrières, ne soyez pas isolées. Isolées, nous ne sommes que des fétus de pailles que n'importe quel patron peut tordre à sa volonté, mais organisées nous sommes une force puissante que personne ne peut briser. Nous, les ouvrières, étions les premières pour dresser le drapeau rouge aux jours de la révolution russe, les premières pour sortir dans les rues lors de la journée des femmes. » (Nos Tâches, 1917)

De novembre 1917 à mars 1918, Kollontaï est nommée commissaire du peuple à l'assistance publique.

En 1918, elle fait partie de la tendance gauche communiste qui publie Kommunist et fonde en 1920 la fraction interne au parti. C'est l' « Opposition ouvrière » qu'elle dirige avec Alexandre Chliapnikov).
Elle réclame la démocratie et l'autonomie des syndicats.

« La dictature du prolétariat ne peut être réalisée et maintenue qu'avec la participation énergique et active des travailleuses » ( Résolution sur le rôle des femmes travailleuses, 6 mars 1919).

L' action des femmes permet d'obtenir:
- le droit de vote
- droit à être élue
- droit au divorce
- accès à l'éducation
- un salaire égal
- congés maternité
- droit à l'avortement en 1920

De 1923 à 1924, c'est sous la fonction de diplomate qu'on la retrouve. Elle obtient la reconnaisance de l' URSS par la Norvège, le retour en URSS de l'or déposé par Kerensky dans les banques suédoises et négocie l'armistice en Finlande en 1914.

Alexandra Kollontaï a commencé à publier ses écrits durant la première guerre mondiale.
Comme les socialistes russes, elle était opposée à la guerre.
" Le prolétariat russe, aux côtés de celui du monde entier, proteste contre toutes les guerres. C'est un fait bien connu que le prolétariat ne connaît aucune frontière nationale. Il ne reconnaît que deux "nations" dans le monde civilisé: les exploiteurs et les exploitants." ( Le prolétariat et la guerre 1912)
Selon Alexandra Kollontaï, la guerre est un outil des capitalistes d'éradication de révolution sociale.
Lors de la réunion de Zimmerwald dont les buts étaient de:
- travailler pour la paix
- se battre contre la guerre
- lancer un appel à tous les prolétaires de tous pays à s'unir pour la lutte des classes
- revivifier la solidarité de la classe internationale.

Kollontaï a déclaré: "le chemin de la lutte des classes devient celui de la "paix civile".
Elle considérait les gouvernements comme des opportunistes: ils utilisaient le socialisme pour éviter la guerre. Or à la fin, ces gouvernements, une fois la guerre évitée, anéantisser les socialistes afin d'éviter une révolution sociale.
L'objectif final de cette réunion était la conquête des moyens de production et l'établissement de la dictacture du prolétariat.
Selon elle, il est important de choisir entre le nationalisme et l'internationalisme: "le nationalisme et l'internationalisme sont des principes opposés l'un à l'autre. Vous ne pouvez pas être à la fois un "bon monarchiste" et un nationaliste." De-là, était l'origine d'une scission dans le mouvement socialiste russe.

Il était important qu'ils se réunissent afin de :
- reconstruire l'Internationale sur des bases de l'antimilitarisme
- mener des actions révolutionnaires de masse
- préparer les bases pour une conscience de classe internationale pour battre politiquement l'impérialisme des états capitalistes.
- ne pas laisser de place pour les opportunistes et les patriotes qui désertent les mouvements de classe pour défendre leurs intêrets capitalistes.
( extrait de: Les internationalistes veulent-ils une scission ?, 1916)

Afin d'arriver à cet internationalisme, KollontaÏ écrit un autre texte, un an plus tard définissant les actions à mener. Elle s'adresse plus particulièrement aux femmes.
"Maintenant suite à cette guerre, il y a eu un changement aigu de la position des femmes du prolétariat. On rencontre maintenant partout le travail des femmes. La guerre a forcé les femmes à prendre des emplois auxquels elles n'auraient jamais pensé auparavant. Tandis qu'en 1912 il n'y avait que 45 femmes pour 100 hommes trvaillant en usine, il n'est maintenant pas rare de trouver 100 femmes pour 75 hommes."

Dans Nos tâches, écrit en 1917, Alexandra Kollontaï pense consolider le pouvoir d'état en faveur du prolétariat et de la petite paysannerie par une législation qui défendra les intérêts des ouvriers.
Il lui semble important de réveiller les travailleuses qui sont des atouts essentiels à la réalisation de la communauté éducative socialiste des enfants dont nous sortirons des citoyens travailleurs imprégnés d'un esprit de solidarité, à la réforme de la vie familiale.
" La dictacture du prolétariat ne peut être réalisée et maintenue qu'avec la participation énergique et active des travailleuses."
Par pelenop - Publié dans : Portraits
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Jeudi 5 mars 2009 4 05 /03 /Mars /2009 10:27
Enseignante, journaliste, femme politique marxiste allemande, elle est une figure historique allemande.
Née en 1857 à Wiederau en Saxe et décédée en 1933 à Arkhangetskoïe, près de Moscou.

Elle était fille d'un instituteur.
Dans les années 1870, elle fréquente le mouvement féministe Allgemeinen Deutschen Frauenvereins (association générale des femmes allemandes).
Elle adhère à la mouvance socialiste.
En 1878, elle rompt avec sa famille et adhère au SAP (ancêtre du SPD). Ce parti fut interdit par Bismarck, ce qui pousse Clara à s'exiler à Zurich où elle rencontre Ossip Zetkin; Elle vivra en union libre avec lui et aura deux enfants. En 1882, ils quittent l'Allemagne pour Paris. Ossip meurt en 1889.
En 1899, elle épouse le peintre Friedrich Zundel jusqu'en 1928 tout en gardant le nom de Zetkin.
A Paris, elle participe à la IIème internationale où elle réclame l'égalité complète des droits professionnels et sociaux de la femme ainsi que leur participation active à la lutte des classes.
De retour en Allemagne, elle rejoint le mouvement féministe socialiste et fonde en 1891 la revue féministe Die Gleicchet (l'égalité) publiée jusqu'en 1917.
En 1907, lors de la 1ère conférence féministe socialiste à Stuttgart, elle est désignée comme présidente internationale des femmes socialistes.
Le 8 mars 1910, lors de la 2ème conférence à Copenhague, elle propose la création de la journée internationale de la femme fin de militer pour:
- le droit de vote
- l'égalité entre les sexes
- le socialisme

Jusqu'en 1917, elle fut membre du parti socialiste démocrate (SPD) puis rejoint le PSD.
Elle crée alors avec Rosa Luxembourg, la ligue spartakiste en 1915.
les actions que Clara et elle mènent sont pacifistes. Elles organisent la conférence internationale pacifiste des féministes socialistes à Berlin. Elle fut arrêtée à plusieurs reprises.
La révolution allemande de 1918 permet au mouvement féministe d'obtenir le droit pour les femmes de voter et d'êtres élues.
Par la suite, Clara Zetkin, participe au parti communiste allemand (KPD) dont elle fut députée de 1920 à 1933.
Elle fut proche d' Alexandra Kollontaï.
Elle fut également membre de la direction du Komintern de 1921 à 1923.
En Août 1932, elle était doyenne présidant le Reichstag. Elle demande alors de lutter contre le nazisme.
Dès l'arrivée des nazis, elle fuit l'Allemagne pour la Russie, après l'arrivée des nazis et l'interdiction du KPD. Elle était une opposante à Staline, ce qui rend sa mort controversée.
Certaines hypothèses penchent pour une mort (un meurtre) perpétrée par les sympathisants staliniens.
Sa tombe se trouve le long des murs du Kremlin, sur la place rouge.

Ses combats:
- suppression du capitalisme
- instauration du socialisme
- droit de vote des femmes
- droit au divorce
- droit à une union libre
- égalité entre les sexes

En RDA, un hommage lui fut rendu par son image sur un billet de 10 marks.
Par pelenop - Publié dans : Portraits
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