ALEXANDRA KOLLONTAI

Publié le par pelenop

Elle est née en 1872 et morte le 9 mars 1952.

Fille d'un général de l'armée russe , elle est issue de l'aristocratie russe. Son éducation est très traditionnelle.
Alexandra est polyglotte notamment en langues finnoises.
Elle est brièvement mariée à un officier dont elle gardera le nom.
En 1893, Alexandra se rapproche du mouvement ouvrier russe.
Elle part ensuite étudier à l'école politique de l'université de Zurich en 1896 année durant laquelle elle devient marxiste.

En 1903, après la scission de la sociale démocrate russe, elle adhère pour un temps au courant mencheviks.

Pour ses pensées internationalistes, Alexandra se trouve plus proche des bolcheviks et ainsi rejoint le parti en 1915.
En 1917, elle apporte un soutien inconditionnel à Lénine.

« Maintenant camarades ouvrières, ne soyez pas isolées. Isolées, nous ne sommes que des fétus de pailles que n'importe quel patron peut tordre à sa volonté, mais organisées nous sommes une force puissante que personne ne peut briser. Nous, les ouvrières, étions les premières pour dresser le drapeau rouge aux jours de la révolution russe, les premières pour sortir dans les rues lors de la journée des femmes. » (Nos Tâches, 1917)

De novembre 1917 à mars 1918, Kollontaï est nommée commissaire du peuple à l'assistance publique.

En 1918, elle fait partie de la tendance gauche communiste qui publie Kommunist et fonde en 1920 la fraction interne au parti. C'est l' « Opposition ouvrière » qu'elle dirige avec Alexandre Chliapnikov).
Elle réclame la démocratie et l'autonomie des syndicats.

« La dictature du prolétariat ne peut être réalisée et maintenue qu'avec la participation énergique et active des travailleuses » ( Résolution sur le rôle des femmes travailleuses, 6 mars 1919).

L' action des femmes permet d'obtenir:
- le droit de vote
- droit à être élue
- droit au divorce
- accès à l'éducation
- un salaire égal
- congés maternité
- droit à l'avortement en 1920

De 1923 à 1924, c'est sous la fonction de diplomate qu'on la retrouve. Elle obtient la reconnaisance de l' URSS par la Norvège, le retour en URSS de l'or déposé par Kerensky dans les banques suédoises et négocie l'armistice en Finlande en 1914.

Alexandra Kollontaï a commencé à publier ses écrits durant la première guerre mondiale.
Comme les socialistes russes, elle était opposée à la guerre.
" Le prolétariat russe, aux côtés de celui du monde entier, proteste contre toutes les guerres. C'est un fait bien connu que le prolétariat ne connaît aucune frontière nationale. Il ne reconnaît que deux "nations" dans le monde civilisé: les exploiteurs et les exploitants." ( Le prolétariat et la guerre 1912)
Selon Alexandra Kollontaï, la guerre est un outil des capitalistes d'éradication de révolution sociale.
Lors de la réunion de Zimmerwald dont les buts étaient de:
- travailler pour la paix
- se battre contre la guerre
- lancer un appel à tous les prolétaires de tous pays à s'unir pour la lutte des classes
- revivifier la solidarité de la classe internationale.

Kollontaï a déclaré: "le chemin de la lutte des classes devient celui de la "paix civile".
Elle considérait les gouvernements comme des opportunistes: ils utilisaient le socialisme pour éviter la guerre. Or à la fin, ces gouvernements, une fois la guerre évitée, anéantisser les socialistes afin d'éviter une révolution sociale.
L'objectif final de cette réunion était la conquête des moyens de production et l'établissement de la dictacture du prolétariat.
Selon elle, il est important de choisir entre le nationalisme et l'internationalisme: "le nationalisme et l'internationalisme sont des principes opposés l'un à l'autre. Vous ne pouvez pas être à la fois un "bon monarchiste" et un nationaliste." De-là, était l'origine d'une scission dans le mouvement socialiste russe.

Il était important qu'ils se réunissent afin de :
- reconstruire l'Internationale sur des bases de l'antimilitarisme
- mener des actions révolutionnaires de masse
- préparer les bases pour une conscience de classe internationale pour battre politiquement l'impérialisme des états capitalistes.
- ne pas laisser de place pour les opportunistes et les patriotes qui désertent les mouvements de classe pour défendre leurs intêrets capitalistes.
( extrait de: Les internationalistes veulent-ils une scission ?, 1916)

Afin d'arriver à cet internationalisme, KollontaÏ écrit un autre texte, un an plus tard définissant les actions à mener. Elle s'adresse plus particulièrement aux femmes.
"Maintenant suite à cette guerre, il y a eu un changement aigu de la position des femmes du prolétariat. On rencontre maintenant partout le travail des femmes. La guerre a forcé les femmes à prendre des emplois auxquels elles n'auraient jamais pensé auparavant. Tandis qu'en 1912 il n'y avait que 45 femmes pour 100 hommes trvaillant en usine, il n'est maintenant pas rare de trouver 100 femmes pour 75 hommes."

Dans Nos tâches, écrit en 1917, Alexandra Kollontaï pense consolider le pouvoir d'état en faveur du prolétariat et de la petite paysannerie par une législation qui défendra les intérêts des ouvriers.
Il lui semble important de réveiller les travailleuses qui sont des atouts essentiels à la réalisation de la communauté éducative socialiste des enfants dont nous sortirons des citoyens travailleurs imprégnés d'un esprit de solidarité, à la réforme de la vie familiale.
" La dictacture du prolétariat ne peut être réalisée et maintenue qu'avec la participation énergique et active des travailleuses."

Publié dans Portraits

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