FLORA TRISTAN (1803-1844)

Publié le par pelenop

(1803-1844)

 " Que les ouvriers et ouvrières se constituent en force de pression autonome représentative, qui ferait céder le pouvoir sur les questions en suspens: le droit au travail, le droit à l'instruction, le droit à un minimum de couverture sociale. L'honneur des prolétaires serait de promouvoir l'égalité de droits entre les hommes et les femmes, de mettre un terme à une exploitation qui faisait de la femme "le prolétaire du prolétaire"."
Union Ouvrière, mai 1843


Flora Tristan est issue d'une famille franco-péruvienne. En raison de problèmes financiers après la mort de son père, elle fut mariée à un graveur lithographe, Chazal.
Ce dernier n'acceptant pas que sa femme se libère dans les lectures devint violent envers elle. Ne supportant ni sa condition d'épouse ni cette violence, elle quitta le domicile conjugal. Chazal ne l'entendit pas et lui perfora le poumon gauche d'un coup de pistolet.
Ce fut la première femme française a obtenir la séparation de biens mais pas le divorce par "manque de faits probants".
Cet événement la conforta dans sa décision et se fit embaucher comme ouvrière dans des filatures puis des imprimeries.
Elle s'investit de la défense des conditions de travail des ouvrier-e-s et de la condition féminine.
Elle écrivit plusieurs ouvrages sur ces deux thèmes.
L'union ouvrière, fut imprimée en petit format (afin d'être facilement dissumulé dans les casquettes des ouvrier-e-s).
Flora Tristan partit faire le tour de France des Compagnons de France afin de distribuer son ouvrage aux travailleur-se-s.
Elle mourut sur le chemin de la fièvre typhoïde à Bordeaux, à 41 ans.

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