Gulabi Gang !

Publié le par pelenop

Sampat Pal Devi, âgée de 47 ans, a été mariée à 9 ans et donnant naissance à 5 enfants.  Cette femme rassemble plusieurs centaines de femmes dans la région la plus pauvre de l'Inde : l' Uttar Pradesh
Presque toutes les Pink "justicières" vivent dans des huttes de boue et de brique, sans eau courante, sans électricité, et survivent avec moins de 50 pence (0,75 euro) par jour.



Les "saris roses" sont armés du
lathi ( bâton traditionnel). Sampat Pal Devi enseigne son maniement aux femmes de tout âge.
Les volontés de ce groupe sont :
- former les femmes à la maîtrise du lathi pour se défendre contre les agressions masculines
- combattre les corruptions des officiers de police qui n'enregistrent pas les plaintes de viol.
- affronter et corriger les hommes qui ont agressé leur épouse ou d'autres femmes de leur famille.

« Personne ne vient à notre aide dans cette région » dit Sampat Pal Devi, 47 ans, la fondatrice du groupe, qui donne aux autres femmes des leçons de combat. « La police et les fonctionnaires sont tellement corrompus et anti-pauvres, que nous devons nous même faire appliquer la loi. À d’autres moments, nous couvrons de honte ceux qui se comportent mal. Mais nous ne sommes pas un gang dans le sens habituel du terme. Nous sommes un gang pour la justice. Nous portons le rose car c’est la couleur de la vie. »

Aarti Devi, agée de 25 ans, nous dit : « Toute seule je n’ai aucun droit mais ensemble, en tant que groupe de Gulabi, nous avons de la puissance. » « Quand je vais chercher l’eau, les gens des castes supérieures me battent, me disent que je n’ai pas le droit de boire la même eau qu’eux. Mais quand nous sommes en bande, ils nous craignent et nous laissent tranquilles. »


« Il y a six mois, une femme a été violée et nous sommes allées avec elle au commissariat de police. Au début, les chefs ont refusé de prendre la plainte, mais ensemble, nous avons pu forcer la police à agir. Nous avons traîné l’officier de police hors du commissariat et nous l’avons battu avec nos bâtons. »






« Nous ne sommes pas contre les hommes. Nous sommes pour l’égalité des droits pour tout le monde et contre ceux qui la refusent. »


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