La vraie chrétienne. (2)

Publié le par pelenop

Le lever.

"Qu'il soit prompt !

A quoi bon trainer en longueur? Quelques minutes de plus ne vous feront pas grand bien, et si vous remportez sur vous cette petite victoire, elle sera le gage de victoires plus grandes que vous remporterez pendant le jour.
Il y a toujours un peu de honte sur le visage de l'enfant qui est paresseuse pour se lever.
Se secouer, se hâter, donne une vigueur nouvelle à l'âme et la remplit de joie.
Oh ! Si au lieu de la voix d'une maîtresse c'était la voix de votre mère qui, après six mois d'absence, vint vous appeler, comme vous serez diligente.
C'est la voix du bon Dieu, mon enfant !
Balbutiez-lui, même à demi éveillée : me voici, mon Dieu! Je vous donne mon coeur ! ou bien dites plus posément cet acte d'abandon à Marie : O ma souveraine, ô ma mère! Je me donne tout à vous ; et pour vous prouver mon dévouement, je vous consacre aujourd'hui mes yeux, mes oreilles, ma bouche, mon coeur, tout moi-même; puisque je vous appartiens, ma bonne mère, gardez moi, défendez moi comme votre bien et votre propriété...
Disons-le, cependant, il est des tempéraments à qui le lever du matin est toujours pénible : subissons la légère humiliation de nous faire appeler plusieurs fois, et faisons quelques efforts de temps en temps. La journée sera bonne, si elle commence par un acte de renoncement."


" Qu'il soit modeste !

Vos maîtresses sont là, vos compagnons sont là, Dieu est là surtout, et son regard ne vous quitte jamais.
N'ayez jamais à rougir ni devant vos maîtresses, ni devant vos compagnes, ni devant le bon Dieu.
Elle se prépare une journée bien malheureuse l'enfant qui, dès le matin, sème un remords dans son âme.
Les âmes les plus belles sont toujours les plus délicates.
Pas de scrupules sans doute, mais beaucoup de précautions; on a remarqué que celles que Dieu appelait à une vie plus parfaite étaient presque toujours un peu exagérées; et peut être un peu d'exagération sur ce point n'est-elle pas un défaut.
Cette délicatesse de conscience qui tremble, s'émeut, rougit à la moindre petite immodestie, mais qui cependant ne se trouble pas d'une étourderie involontaire, d'un accident imprévu, parce qu'elle sait bien qu'elle ne veux pas offenser le bon Dieu, vous donnerez toujours la paix de l'âme et plus tard, vous fera respecter de tout le monde.
Ce que vous commande la modestie, l'hygiène vous l'ordonne : se présenter dans une atmosphère plus froide que celle du lit sans être entièrement couverte, même pendant les chaleurs de l'été, c'est s'exposer à des fluxions de poitrine, ou au moins des rhumes qui finissent par devenir dangereux."

Publié dans Sexisme

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article