La prostitution dans les tripes du capitalisme

Publié le par pelenop

Aujourd'hui, la prostitution fait parler d'elle par la voie des prostitué(e)s. Des personnes exerçant cette activité rémunérée crient haut et fort que leur condition est le fait de leur propre choix. Dans le film Travailleu(r)ses du sexe (documentaire dont nous avons déjà parlé ici), on entend des paroles de péripatéticiennes qui véhiculent leur fierté d'être ce qu'elles sont. Les mouvements de revendications des prostitué(e)s tels que les putes ou les assises de la prostitution clament le droit à être des prostituées et être fières de leur activité.

« Pour toi, psy ou travailleur social, je suis pute et tu me prêtes, comme allant de soi, une enfance malheureuse, remplie de misère et de violence et je te dis merde.
Je suis pute et pour toi médecin ou lologue tous azimuts, je suis objet à assainir, à désintoxiquer, à désengrosser, à condomiser. Tu veux me prendre en charge, me guérir, me ré-insérer dans la société. Encore, je te dis merde. »

Ces "filles de joie" dont on entend parler sont celles qui ont le moyen de convoquer les médias bourgeois qui n'attendent que cela pour propager cette parole. Elles en usent et rusent pour semer dans les esprits les graines du bien fait de la prostitution, idée partagée par les capitalistes.
En effet, ne soyons pas dupes, si ces prostitu(é)s ont voix au chapitre c'est  parce que ce qu'elles ont à dire ne remue pas la fange de la société capitaliste !

Celles qu'on entend ce sont celles qui ont une vie qui leur convienne, une vie en totale adéquation avec le capitalisme. Elles en profitent, on profite d'elles et tout va bien...une vie confortable en somme !
Certains mouvements "féministes" soutiennent ces initiatives.
Mais en quoi est-ce féministe de voir en la prostitution une libération des femmes?
Le fait de prendre le contre exemple, c'est à dire omettre qu'il y a aussi et toujours des femmes qui sont forcées, physiquement et de fait, à se vendre dans la rue, est une négation de la condition féminine.
Il y a toujours des femmes, des filles qui sont achetées, violentées, victimes de chantage; qui se prostituent.
Mais on ne les entend pas.
Comme nous avons pu le voir dans l'article La prostitution suit le fil du patriarcat, les prostituées ont toujours été divisés en classe : des mal logées au bien loties, les secondes se soucient bien peu des premières.
Il n'y a pas de conscience de classe et encore moins de rapports de classe car si les prostituées forcées avaient le même espace de parole que les autres, le message ne serait pas le même.
"Le plus vieux métier du monde" disait-on, mais l'expression est erronée !
En quoi serait ce un métier, un travail ? Quelle matière transforme la prostitution?
La prostitution est une activité produite pas le féodalisme, transmise au capitalisme, par héritage du patriarcat  pour donner une place à certaines femmes: celles de faire paraître plus agréable le capitalisme aux prolétaires !

Les putes ou les femmes représentées dans le documentaire des travailleu(r)s du sexe sont des femmes prônant le corporatisme des prostituées bourgeoises.
Ne perdons jamais de vue que la prostitution est une négation de la condition des femmes, utilisée et perpétuée par le patriarcat logé au plus profond des tripes du capitalisme.
Pélénop est contre la prostitution.




Publié dans Actualité

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;) 02/02/2010 13:19


http://www.contre-informations.fr/classiques/clas1/saida.pdf