Le matriarcat est nié par la science bourgeoise !

Publié le par pelenop

" La science bourgeoise vulgaire nie l'existence du matriarcat. Elle nie ainsi le régime de la commune primitive en tant que premier degré économique et social dans l'évolution hhistorique de tous les peuples. Les savants bourgeois estiment que le patriarcat est de tous les temps. On comprend les raisons de cette assertion : le patriarcat, qui existait pendant la dernière période de la commune primitive, est déjà lié à l'apparition de la propriété privée, et s'il a toujours existé, la propriété privée, elle aussi, a toujours été et sera toujours. L'abondance des preuves fournies par l'éthnographie, qui confirment la réalité du matriarcat, a contraint les savants bourgeois à modifier leur point de vue. Ils affirmèrent alors que le matriarcat ne serait propres qu'aux peuples appartenant aux races "inférieures", aux races de couleur ; d'après eux, les peuples de race "supérieure" ,n'auraient connu que le patriarcat.
La fausseté de cette théorie a été démontrée par le marxisme sur la base de données strictement scientifiques. Au premier stade de l'évolution du régime de la commune primitive, le matriarcat a existé chez tous les peuples sans exception.
"
Petit dictionnaire de philosophie, sous la direction de M Rosenthal et P Ioudine, Editions langues étrangères Moscou, 1955.

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apostille 09/01/2010 16:23


La citation est un peu rêche. J'aurais pu dire, à côté : ai découvert votre blog récemment, y passe régulièrement, ai eu envie d'engager des discussions, parfois ; le fais maintenant. A bientôt :)


pelenop 10/01/2010 09:47


Merci beaucoup Apostille et surtout n'hésites pas à relacer des discussions !


apostille 09/01/2010 15:34


"On peut citer les travaux de l'anthropologue française Nicole-Claude Mathieu et sa critique épistémologique des discours ethno-anthropologiques. Elle démontre l'androcentrisme des études de
terrain et des observations qui peinent à reconnaître les femmes comme des actrices sociales, à mesurer et à quantifier leur travail ou leur dépense énergétique, en omettant nombre de leurs
activités, en naturalisant la division sexuelle du travail, en se désintéressant de leur rôle actif dans les échanges sociaux. Cet androcentrisme "produit tout à la fois des aveuglements et des
empathies entre chercheur(e)s et ethnologisé(e)s". Ainsi, la démarche de l'épistémologie féministe marque une certaine rupture avec les tentations et tentatives de certaines féministes de
contrebalancer le patriarcat "structurel" des sociétés par la recherche de sociétés matriarcales : l'enjeu étant que ces contre-exemples pourraient infirmer la croyance en une oppression des femmes
transhistorique et transversale à toute société. Or, la question des structures patriarcales des sociétés est avant tout une question épistémologique : la plupart des sociétés observées et
déclarées patriarcales renvoient à une méthodologie biaisée." Elsa Dorlin, Sexe, genre et sexualités, "Philosophies P.U.F", 2008, pp. 20-21.


pelenop 10/01/2010 09:48


Merci pour cette information et la contribution à ce sujet passionnant qu'est le matriarcat !