Portraits

Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /Mars /2010 06:00
Son nom est lié à celui de Mao Zedong, Yang Kai Houei était sa seconde épouse et sa compagne d'armes.
Elle est née en 1901 dans le village de Pantsang, près de Changsa, de la province de Heinan.
Elle était élève à l'école normale n°1 de Mao Zedong.

A l'automne 1918, son père meurt, c'est l'occasion pour elle de retourner à Changsa.
Elle était responsable de la propagande de l'union des étudiants de Hunan.

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:MYJNK53TwREhaM:http://www.waibe.fr/sites/aiguail/medias/images/j027_2_YANG.jpg

En 1920, Yang Kai Houei aide Mao à fonder le "cercle de la culture".

A L'automne de la même année, elle fonde le groupe collectif de Hunan et la ligue de la jeunesse socialiste. Elle est la pemière à s' y inscrire. Mao et elle se marient la même année.
Dès février 1925, elle devient responsable de la création d'une école du soir.

yang Kai Houei se fait arrêtée avec un de ses fils et est exectuée le 14 novembre 1930 à l'âge de 29 ans.
source
Par pelenop - Publié dans : Portraits
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 06:00

" Je viens du Rajasthan, du village de Nasirabad. J'ai passé mon enfance dans les collines du Rajasthan, à battre le blé, casser des pierres dans les mines, ramasser du bois. C'est ça, mon enfance. Chaque jour, je cassais une caisse de pierres pour les voies ferées. J'étais payée 10 paises. Ma famille allait et venait entre le Rajasthan et Dehli pour gagner sa vie et moi, je suivais ma famille. Je ne suis jamais allée à l'école. Ma plume, c'était mon marteau; mon encrier, la grosse caisse dans laquelle on déposait les pierres; les pages de mon livre, les courbes dans collines. voilà mon école.


 

A Dehli, même chose. Les goudronneuses n'existaient pas. On mélangeait le goudron à la main puis on le portait sur sa tête. Il nous tombait sur le visage et sur le corps.

 

On m'avait mariée très jeune. Je ne sais pas quand...j'étais enfant. Mais je l'ai quitté. Puis j'ai choisi mon partenaire d'une caste différente, quelqu'un que j'aimais bien - je n'avais même pas dix-huit ans ! Pendant quelques années, la vie était belle.Il travaillait sur les chantiers aussi. Près de Kashmiri Gate, il y a une université, j'y ai posé les fondations. A l'époque, je portais les vêtements traditionnels des femmes : de longues jupes de 9 ou 12 mètres, des blouses, des voiles. Aujourd'hui, je retourne dans cette même université pour donner des cours qur les droits des femmes ! Alors quand je pense à tout ça, je suis fière, très fière. Autrefois, je portais et posais des briques. Et maintenant je pose les briques de la pensée, de l'expérience, pour bâtir une autre société.


 

Dans ma vie, chaque changement a été comme une naissance. Ma première naissance était ma naissance biologique. Puis je suis venue au monde dans la société, par la pensée. L'enseignement m'a fait découvrir une nouvelle lumière, une nouvelle voie. Voici les épines, voici les fleurs, à toi de choisir.

Ma grad-mère croyait aux conq puissances: le ciel, le feu, l'eau, le vent, la terre. Elle leur rendait homage tous les matins. Elle nous a aussi transmis cela. J'ai beaucoup appris de la nature. Dans le bus, je parle au soleil, et personne ne s'en rend compte ! Et puis toute enfant, j'ai commencé à aimer la déesse Kali, comme une amie. Mère Kali, qui représente la force, fait partie de ma vie.


 

Mon rêve c'est que ma famille grandisse grâce à mes pensées et ma force. C'est mon rêve personnel. Vous allez trouver ça égoïste, mais j'ai maintenant presque soixante-cinq ans (j'ai appris mon âge quand ma mère est morte il n'y a pas longtemps) et j'espère que mes dernières nuits seront douces."

 

Shanti Mehrar, témoignage livré à JR dans le cadre de son projet photographique Women are Heroes .

Par pelenop - Publié dans : Portraits
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /Jan /2010 06:00

" Je viens d'une famille musulmane. Mon existence n'a pas été facile et pour comble, ma fille a été tuée. La colère m'a envahie : pourquoi ma fille? J'ai compris que ce n'était pas un cas isolé.Alors, j'ai décidé de quitter la maison.

J'ai fondé une association que j'ai appelée Association de femmes contre la dot. Mon travail m'a permis de développer un réseau de connaissances dans le milieu associatif. Quelque temps plus tard, une nouvelle association a vu le jour, Shakti Shalini, c'est-à-dire Pouvoir aux femmes. J'ai beaucoup donné de mon temps à cette association pour laquelle je ne travaille plus aujourd'hui. Mon rêve était de créer un foyer pour les femmes et les enfants, et ce rêve a vu le jour. Il fallait réaprendre aux femmes qui avaient fui leur foyer ou avaient été chassées de chez elles comment vivre seules, travailler et élever leurs enfants.

Mon travail a été difficile, j'ai dû me battre constamment : contre la société, contre l'administration, contre la police...La vie d'une femme est comme une rose : son corps est entouré d'épines. On voit la rose, personne ne voit les épines. Aujourd'hui encore, je continue cette lutte.

Car en Inde, la vie d'une femme est longue lutte, aujourd'hui encore. La lutte devient donc la seconde nature de la femme. Tout ce que j'ai enduré, c'est du passé - mes fils et mes filles ont maintenant leur propre famille - mais il y a une chose que je n'oublierai jamais : ma fille a été brûlée vive. J'ai parfois craint qu'on me tue moi aussi, à cause de mon militantisme, mais je n'ai pas peur, parce que mon travail auprès des associations m'a permis de regagner confiance en moi.

J'ai élevé mes enfants dans un esprit de tolérance. Quand j'ai marié mon fils, je l'ai prévenu qu'il devait traité sa femme avec respect, sans jamais mentionner le viol dont elle avait été vistime, il a accepté. Ma belle-fille vit depuis à la maison, et tant pis pour ceux qui y trouvent à redire. Ma famille est très unie; nous vivons au sein de la société, mais différemment.
Par exemple: ma petite fille voulait épouser quelqu'un de son choix, or personne n'était d'accord. "Pourquoi? ai-je demandé. Si elle veut épouser un garçon qu'elle aime, qu'elle l'épouse". Et en quinze jours, j'ai organisé son mariage.

Mon travail porte ses fruits tous les jours. Et à l'ère de l'informatique et des télécommunications, les évolutions sont plus rapides. Je le constate avec les enfants des villes (dans les villages, les difficultés sont encore énormes). L'éducation est facilitée par les modes de vie modernes. Les générations suivantes mèneront une vie encore plus différente. Mais j'espère que mon chemin laissera des traces, d'autres pourront suivre. Même après ma mort, je veux que ma force et mes mots restent."


Shaha Jaham, témoignage livré à JR pour son projet, Women are Heroes.
Par pelenop - Publié dans : Portraits
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés